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À compter du 13 septembre 2021, les articles doivent impérativement être soumis en ligne via la plateforme Manuscript Manager :


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Appel à contributions
Numéro spécial

« Croiser les sources, combiner les méthodes :
la sociologie et les mixed methods »

Coordination scientifique :
Ingrid Tucci (LEST CNRS, Aix-Marseille-Université)
Marie Plessz (CMH, INRAE et ENS-PSL)
Aurélie Peyrin (LEST CNRS, Aix-Marseille-Université)


L’emploi conjoint des méthodes quantitatives et qualitatives en sciences sociales ou en sociologie n’est pas une pratique nouvelle (Maxwell, 2016) : au début des années 1930 déjà, les sociologues Paul F. Lazarsfeld, Marie Jahoda, et Hans Zeisel ([1933] 1982) analysèrent et croisèrent des données d’observations et d’entretiens avec des statistiques de population, une enquête par questionnaires et des emplois du temps pour analyser les conséquences du chômage sur la communauté de Marienthal. Depuis une vingtaine d’années, toutefois, les travaux sur la combinaison des méthodes quantitatives et qualitatives, désignés en anglais sous le nom de mixed-methods research, connaissent un essor considérable. Portée par des débats épistémologiques et sur la définition des mixed methods (Johnson et al., 2007), s’est ainsi développée une réflexivité nouvelle sur les manières de pratiquer les méthodes mixtes, accompagnée de propositions de formalisation ou de standardisation des pratiques d’enquêtes et de recherche. Ces débats et propositions pratiques sont structurés à travers la publication de monographies (voir, par exemple, Greene, 2007) et de manuels (Plano Clark et Creswell, 2008 ; Tashakkori et Teddlie, 2003 ; Teddlie et Tashakkori, 2009), la création de revues (Journal of Mixed Methods Research, International Journal of Multiple Research Methods) ou encore un réseau déployé sur différents continents et organisant régulièrement des conférences dans un esprit pluridisciplinaire (MMIRA, Mixed Methods International Research Association). Si l’impulsion est d’abord venue du Royaume-Uni et des États-Unis, avec une prédominance des publications en anglais, les méthodes mixtes suscitent également un intérêt croissant en Europe continentale.

En sociologie, cependant, les questions épistémologiques, méthodologiques et pratiques soulevées par le croisement quantitatif-qualitatif et les démarches existantes de formalisation sont généralement posées en dehors de ces instances et de ces supports consacrés aux mixed methods (Pearce, 2012). En France notamment, cette littérature est peu mobilisée ou même discutée alors même que les enquêtes relevant des méthodes mixtes sont nombreuses en sociologie, notamment en analyse de réseaux sociaux (Lazega, 1992 ; Grossetti, 2011), et prennent des formes variées. Certaines recherches reposent par exemple sur des protocoles inédits associant enquêtes de terrain et données quantitatives (voir, par exemple, Roupnel-Fuente,s 2014 ; Lambert et Remillon, 2018 ; Beaubatie, 2019 ; Dubuisson-Quellier et al., 2019 ; Bidart et Dupray, 2014) ou encore combinant approches quantitative et qualitative à partir d’archives (Perdoncin, 2021). Les post-enquêtes qualitatives construites à partir d’enquêtes nationales sont enfin devenues courantes : on peut par exemple citer les travaux réalisés à partir de l’enquête « Trajectoires et Origines » (Santelli et Moguerou, 2013), de l’enquête « Génération » du Céreq (Frickey, 2010) ou encore de l’enquête « EPIC » de l’Ined (Bergström et Vivier, 2020).

Ce numéro thématique de la Revue française de sociologie invite les sociologues à éclairer le processus de production de connaissance sociologique fondée sur la combinaison de méthodes quantitatives et qualitatives. Pour cela, nous conseillons de prendre au sérieux certaines des questions posées par la littérature sur les méthodes mixtes, en les discutant à l’aune des pratiques de recherche actuelles dans notre discipline. Dans quel but mobilisons-nous les approches et les données quantitatives et qualitatives de manière conjointe ? Est-ce pour croiser des sources hétérogènes et multiplier les points de vue sur notre objet de recherche ? Est-ce parce que chaque méthode serait plus ou moins adaptée pour enquêter sur certaines questions ou problématiques (Avril, Cartier et Serre, 2010) ? S’agit-il de confirmer ou d’approfondir un résultat issu de l’une des deux approches, ou de multiplier les manières de monter en généralité, en mettant en avant à la fois la généralisation statistique et la généralisation analytique (Halkier, 2011) ? Nous proposons d’ancrer ce numéro dans le débat en réfléchissant aux manières concrètes de combiner les méthodes, notamment en distinguant la manière de les articuler durant les différentes étapes et niveaux du processus de recherche (conception de la recherche, méthodes et collecte des données, interprétation et présentation des résultats). Les contributions pourront ainsi porter sur un ou plusieurs des quatre axes suivants : construction d’une recherche par méthodes mixtes, questions et enjeux épistémologiques, intégration des données, des méthodes et des résultats lors de l’analyse, apports et limites des méthodes mixtes.

Premièrement, sont attendues des contributions qui traitent de la construction d’une recherche par méthodes mixtes, à l’étape de sa conception et de sa mise en œuvre générale. Quels types de questions et objectifs de recherche nécessitent ou justifient le croisement de données quantitatives et qualitatives ? Plusieurs motivations peuvent être à l’origine du croisement : complétude, renforcement des résultats, triangulation, complémentarité (Bryman, 2006 ou Greene et al., 1989) : quelle stratégie de recherche mettre en place selon l’objectif poursuivi ? La littérature sur les méthodes mixtes propose différentes typologies de protocoles mixtes (mixed methods designs) : parallèle, séquentiel exploratoire ou explicatif, convergent… (voir Teddlie et Tashakori, 2009 ; Creswell et Plano Clarck, 2011 ; Schoonenboom et Johnson, 2017). En quoi ces protocoles peuvent-ils aider les sociologues ? Permettent-ils de formaliser le processus de recherche et de rendre la démonstration empirique plus transparente, ou risquent-ils de l’enfermer dans des procédures rigides (voir la critique de Timans et al., 2019, à ce sujet) ? Peuvent-ils seulement prendre en compte la complexité du processus de recherche, nécessairement caractérisé par des allers-retours, ou entrainant parfois des changements d’orientation, voire des « bricolages » et des innovations (Lemercier et Ollivier, 2011) indispensables pour poursuivre la recherche ? Par ailleurs, le statut de chaque type de données peut évoluer au cours d’une recherche : les contributions pourront expliciter ces changements, les difficultés soulevées et les implications pour la recherche initialement prévue. Les contributions pourront discuter les objectifs poursuivis par le croisement des méthodes, les choix épistémologiques qui leur sont associés en s’appuyant sur le processus de construction et de réalisation d’une recherche concrète, et en explicitant les étapes, les difficultés rencontrées, et en proposant des stratégies. Elles pourront également discuter les nombreux outils développés dans la littérature sur les mixed methods.

Deuxièmement, les méthodes quantitatives et qualitatives reposent sur des cadrages épistémologiques variés (Bryman, 1984), souvent distincts : approches inductives, déductives voire « abductives » (Pearce, 2012 ; Halkier, 2011), montée en généralité par le recours à des enquêtes représentatives d’une population étudiée ou par l’analyse et la discussion sur la transférabilité des résultats à d’autres contextes (Morgan, 2007). Les questions de paradigmes sont centrales et largement discutées dans les méthodes mixtes, certain·es auteurs et autrices proposant d’adopter un positionnement multi-paradigmatique, d’autres plaidant pour un positionnement unique, comme le pragmatisme ou encore le réalisme critique. Mais, concrètement, comment résoudre ces tensions, par exemple entre postures positiviste et constructiviste, dans une recherche par méthodes mixtes, souvent réalisée en équipe ? Faut-il choisir, séparer les approches, ou au contraire les confronter tout au long du travail empirique ? Que peut apporter cette confrontation pour la recherche menée ? Enfin, l’opposition entre quanti et quali – et par suite la notion de mixed methods – a-t-elle encore du sens quand de plus en plus de travaux utilisent des procédures automatisées pour traiter et quantifier des matériaux « quali » (statistique textuelle, aspiration de données du Web), ou procèdent à une lecture qualitative des matériaux « quanti » (sociohistoire des statistiques, ethnocomptabilité) ? Ce numéro thématique accueillera des contributions traitant de ces questions épistémologiques et situant l’articulation des méthodes et la question des mixed methods dans l’histoire de la discipline et des différents paradigmes ou à travers des enquêtes spécifiques.

Troisièmement, dans les recherches par méthodes mixtes, l’intégration peut avoir lieu à différents niveaux de la recherche : méthodes et collecte des données, interprétation et présentation des résultats (voir Fetters et al., 2013). Comment apparier, par exemple, les données qualitatives et quantitatives pour procéder ensuite à une analyse combinée ? Quel rôle peut jouer la stratégie de sélection de participant.es à un volet qualitatif sur la possibilité de monter en généralité ? Certaines techniques d’analyse sont-elles davantage adaptées que d’autres à l’articulation quanti-quali ? L’analyse géométrique des données (analyse factorielle, analyse des correspondances), par exemple, correspond bien aux approches inductives (Tucci et al., 2021) et les résultats et typologies qui en découlent peuvent être mobilisés pour sélectionner les participant·es à un volet d’enquête qualitative (Le Roux et al., 2021). Nous attendons donc des contributions apportant une réflexion sur les questions de croisement des données qualitatives et quantitatives par le biais de l’échantillonnage, ou encore d’appariement des données. En outre, nous manquons de travaux éclairant précisément les possibilités d’intégration au niveau de l’interprétation des résultats et de leur présentation (Fetters et al., 2013) : comment faire dialoguer, de manière pratique, les questionnements et les résultats quantitatifs et qualitatifs et aller au-delà d’une juxtaposition ? Que permet la conversion d’un type de données en un autre ? En quoi cela peut-il aider à faire dialoguer les résultats ? Que peuvent apporter des résultats discordants et que nous disent-ils ? Comment mobiliser le matériau qualitatif pour interpréter les résultats issus d’analyses multivariées, comme par exemple les régressions ? Comment, finalement, présenter les résultats autrement que de manière séquentielle pour chaque type de données (voir par les « joint displays » proposées par Timothy C. Guetterman et al., 2015) ? Le croisement des différents types de sources et données sur les mêmes personnes soulève également le problème de l’anonymat : dans la tension entre protection des données personnelles et principes de la science ouverte, les enquêtes par mixed methods soulèvent-elles des difficultés particulières ? Les contributions qui traitent de l’intégration des données au moment de la constitution du corpus, ou au niveau de l’analyse ou de l’écriture seront les bienvenues.

Enfin, quelle est finalement la plus-value d’une recherche par méthodes mixtes ? Combiner « quanti » et « quali » présente sans doute l’avantage de cumuler les points forts de chaque méthodologie et de chaque méthode. N’est-ce pas, par exemple, une approche adéquate pour l’analyse des processus sociaux, l’un des intérêts centraux de la sociologie ? Mobiliser des entretiens qualitatifs, biographiques par exemple, adossés à une enquête par questionnaire, transversale ou longitudinale peut être un moyen de ne pas laisser de côté cette dimension processuelle, ou encore de confronter les situations objectives et l’expérience vécue des acteurs. Certaines approches, comme celle des parcours de vie (life course perspective, Elder et al., 2003), appellent précisément à associer données ou techniques quantitatives et données biographiques pour explorer le rôle de l’agentivité, des relations sociales ou du contexte sur cette dernière (Bidart et Dupray, 2014, 2015 ; Carpentier et White, 2013 ; Legewie et Tucci, 2021, Dubucs et al., 2017) sans ignorer le poids des structures sociales et de l’histoire. La combinaison des méthodes peut-elle permettre aux sociologues d’explorer à nouveaux frais la question épineuse de la causalité, actuellement dominée par la question de l’identification causale dans une perspective appuyée sur l’économétrie ? La sociologie française occupe-t-elle d’ailleurs une position singulière sur la question des méthodes mixtes, du fait de son histoire, en particulier du fait de l’usage de l’analyse géométrique des données, plus répandu qu’ailleurs ? Les contributions pourront s’emparer de ces questions à partir de cas concrets, montrant les apports ou à l’inverse les difficultés, voire les impasses, des enquêtes mixant les méthodes.

Les articles pourront aborder le sujet de diverses manières :

‒ revue de littérature, mise en perspective historique ou épistémologique sur la réception des mixed methods et l’articulation des techniques qualitatives et quantitatives dans la sociologie française ou internationale ;
‒ articles mettant en œuvre une démarche de type mixed methods, développant une réflexion approfondie sur le déroulement, la pratique de recherche, et analysant spécifiquement les apports et les limites de cette démarche ;
‒ articles questionnant la méthodologie et les outils, et discutant plus généralement la manière dont il est possible d’intégrer les données et les résultats et dans quel·s objectif·s.


Les propositions de contribution
(1 000 à 1 500 mots, bibliographie non incluse),
en français ou en anglais,
devront être adressées à : Christelle Germain (christelle.germain@cnrs.fr),
secrétaire de rédaction,
ainsi qu’aux trois coordinatrices (rfs.mixedmethods@services.cnrs.fr) avant le 01-03-2022.

Elles feront l’objet d’un examen conjoint par les signataires de cet appel. La notification d’acceptation sera rendue au plus tard le 02-05-2022.

Les auteurs et autrices dont la proposition aura été retenue devront soumettre leur texte au plus tard le 30-10-2022.

Deux formats de textes sont possibles :

‒ Des textes au format classique de la RFS, dont la longueur ne dépassera pas 75 000 signes (espaces, figures tableaux, et bibliographie compris).
‒ Des textes plus courts, ne dépassant pas 40 000 signes, plus adaptés, par exemple, à une revue de littérature, au développement d’un point précis de la démarche ou de la méthode, un retour d’expérience réflexif sur une enquête dont les résultats auraient déjà été publiés par ailleurs, etc.). Merci de préciser le type de format privilégié dans votre proposition de contribution.
Chaque article sera évalué indépendamment par les coordinatrices scientifiques du dossier et, de manière anonyme, par le comité de lecture de la Revue.


RÉFÉRENCES

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